Lulu, une surveillante/intervenante attachante
Valérie Kennedy
du Tournant
Le Clavardeur : Quel est ton cheminement personnel jusqu’à présent?
Lulu : Je travaille à la commission scolaire depuis 1989. Quand la dernière de mes quatre enfants a atteint l’âge scolaire, j’ai décidé de retourner sur le marché du travail. J’ai débuté à une petite école de Saint-Édouard pendant deux ans. J’ai décroché par la suite un poste à l’école Émilie-Gamelin qui, dans ces années, était une école intermédiaire. Depuis 2001, je travaille à l’école du Tournant (école pour les raccrocheurs de 14 à 18 ans).
L.C. : Quelle est ta relation avec eux et comment la bâtis-tu?
Lulu : J’ai une excellente relation avec les jeunes. Au jour le jour, au quotidien, je l’ai bâtie avec confiance et joie de vivre par des moments de présence auprès d’eux, mon intérêt. J’ai un travail d’écoute, d’empathie et, en même temps, d’arrêts d’agir.
L.C. :Qu’est-ce qui est le plus amusant et le plus ennuyant dans ton métier?
Lulu : Le fait de venir travailler chaque jour avec les adolescents rend mon travail très différent, car il n’y a pas une journée pareille. Il y a des moments cocasses, ainsi que des plus difficiles.
L.C. : Comment décrirais-tu les élèves du Tournant?
Lulu : Des jeunes qui se situent entre 14 et 18 ans, dont certains rencontrent quelques difficultés et ont éprouvé de la démotivation. Le personnel les amène à retrouver confiance, les soutient et les encourage à finir leurs études.
L.C. :Qu’est-ce qui te passionne le plus dans ton métier?
Lulu : Tu sais, à 180 élèves dans une école, tu viens à les connaître tous. C’est comme une grosse famille. Il y a des histoires qui se poursuivent de jour en jour, de semaine en semaine. Je m’inquiète et suis heureuse pour eux. Nous souhaitons pour tous les élèves une réussite scolaire.
L.C. :Est-ce que tu deviens une confidente pour certains élèves?
Lulu : Oui, en ayant une ouverture, j’ai un rôle de confidente parce que dans la conception de mon rôle en lien avec le profil de l’école et ma philosophie du travail que j’ai à faire, j’accompagne les élèves au quotidien. En somme, je joue un rôle de première ligne pour évaluer les besoins pour pouvoir référer les jeunes aux personnes ressources.
L.C. : Quelle est la formation nécessaire pour devenir surveillante/intervenante?
Lulu :Être titulaire d’une attestation d’études secondaires reconnue par l’autorité compétente et avoir deux années d’expérience pertinente ayant permis d’acquérir une discipline personnelle, des notions générales de psychologie et des aptitudes sur le plan des relations humaines.
L.C. : Quel était ton emploi de rêve quand tu étais petite?
Lulu : Ouf! Ça fait longtemps. Tu sais, j’ai toujours été entourée de jeunes enfants ou d’adolescents. J’ai souvent songé à ouvrir une garderie ou une famille d’accueil, mais j’avais toujours la crainte de trop m’attacher.
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